Définition du stress
Le stress est ressenti lorsqu’un déséquilibre est perçu entre ce qui est exigé de la personne et les ressources dont elle dispose pour répondre à ces exigences.
Il est perçu de façon psychologique et peut porter atteinte à la santé physique.
On peut non seulement dire que le stress rend la vie désagréable, mais aussi qu’il rend malade : il empoisonne l’existence, au propre comme au figuré.
Aujourd’hui, 80% des consultations médicales seraient liées au stress, de même que 60 à 80% des accidents du travail.
En France, on estime que quatre millions de personnes seraient atteintes, soit une personne sur 15. Entre 20 et 4000 décès seraient dus chaque année au stress en France. Celui-ci représenterait enfin le facteur de risque le plus important pour la santé avec le tabac : un homme sur cinq et une femme sur trois sont touchés.
Composante du stress
Parler de stress implique de parler de ses 3 composantes :
1 – La source du stress ou agent du stress
stimulus d’origine physique, morale ou sociale, émotionnelle ou encore physiologique, il peut être mineur ou majeur, prévu ou inattendu, positif ou négatif.
2 – Réaction du stress
lorsqu’il y a alerte, le cerveau sécrète des molécules particulières (les neurotransmetteurs) et différentes réactions physiologiques se produisent, comme l’augmentation du rythme cardiaque, la montée d’adrénaline, la constriction des vaisseaux. Ces mécanismes physiques et psychologiques donnent naissance aux symptômes du stress.
3 – Attitude face aux stress
l’intensité de la réaction dépend du message envoyé par le cerveau aux glandes endocrines (hormones), et donc de la perception du stimulus. Nous ne sommes pas égaux face aux stress, certains d’entre nous sont plus réactifs. Nous réagissons donc tous différemment en fonction d’un même événement, qui sera mineur pour certains et majeur pour d’autre.
Physiologie du stress : 3 voies distinctes
1 – Une voie rapide et immédiate = phase d’alarme :
elle dure de quelques minutes à une heure et conduit à la sécrétion de deux neurotransmetteurs (adrénaline et noradrénaline) qui préparent l’organisme à l’effort : accélération du rythme cardiorespiratoire, augmentation de la sudation, dilatation des pupilles.
2 – Une voie lente et prolongée = phase de résistance :
elle peut s’étendre d’une heure à plusieurs jours, voire à plusieurs semaines.
L’agent stressant persiste, il y a une augmentation de la glycémie et de la pression artérielle. Une cascade de réactions chimiques conduit à la sécrétion de cortisol (hormones de l’équilibre sécrétées par les glandes surrénales).
Celui-ci permet de mobiliser les glucides pour permettre une adaptation à long terme.
Les premières manifestations apparaissent : instabilité, maux de tête, insomnie, douleurs abdominales…
3 – Une voie installée = phase d’épuisement :
plus d’un mois après, le cortisol est produit sans contraintes, surstimulant l’organisme jusqu’à épuisement. Des maladies de peau, des pathologies cardiovasculaire, musculosquelettique, des infections, de l’hypotension artérielle peuvent survenir.
Symptomatologie du stress

Historique du stress
Le docteur Hans Seyle, endocrinologue, fut le précurseur avec ses travaux durant le XXème siècle. En relation avec les mécanismes biologiques du stress, il l’a d’abord nommé celui-ci «syndrome général d’adaptation».
Il a défini le « fight » ou « fight response », à savoir ce qui se produit quand l’organisme monopolise ses ressources pour dominer ou fuir la situation. C’est également lui qui a choisi le mot stress (en anglais : tension mécanique). Le bon stress est appelé l’eustress, le mauvais distress.
Le biologiste Laborit a, de son côté, étudié ce qu’il a appelé « l’inhibition de l’action » et a montré dans ce cadre les désordres neuro-psychoimmunologiques.
L’américain Lazarus à fait d’importantes recherches sur le stress psychologique et sur l’efficacité des moyens adoptés par les gens pour y faire face.
Au cours des 50 dernières années, de très nombreuses recherches ont été menées dans différents secteurs (cancérologie, neuropsychologie…) sur les facteurs intervenant dans chacune des phases du stress et les impacts de celui-ci sur la santé.
Beaucoup reste encore à découvrir, entre la psychologie et la physiologie, surtout en ce qui concerne les liens entre l’esprit et le cerveau.
Stress aigu ou chronique
1 – Stress aigu
ce sont les symptômes provoqués par les réactions de stress au point de nuire temporairement aux occupations normales. Ces différentes situations provoquen des malaises dus à des événements déstabilisants ou traumatisants.
Elles peuvent être répétitives, réapparaître à une certaine fréquence.
2 – Stress chronique
Un état permanent s’installe et l’organisme ne parvient plus à s’adapter aux déséquilibres physiques, mentaux ou comportementaux.
Bon stress
Tant que la situation n’est pas anormalement élevée et ne contraint pas l’individu, on parle de bon stress ou eustress. Le nivaux de performance (physique ou mentale) est supérieur en situation de stress modéré : beaucoup d’entre nous en on besoin pour être efficaces au travail.
Certaines personnes recherchent l’excitation liée au stress dans le sport, la compétition…
Symptômes du stress d’origine professionnelle
Le fait de ressentir un stress peut modifier la façon dont une personne ressent, pense et se comporte ; les symptômes sont les suivants :
1 – En ce qui concerne l’organisation :
- absentéisme
- taux élevé de rotation du personnel
- non respect des horaires
- problèmes de discipline
- harcèlement
- réduction de la productivité
- accidents
- erreurs et augmentation des coûts d’indemnisation et des soins de santé
2 – En ce qui concerne l’individu :
- réactions émotionnelles : irritabilité, anxiété, insomnie, dépression, syndrome d’épuisement professionnel, problèmes familiaux, aliénation, hypochondrie
- réactions cognitives : difficultés de concentration, problèmes de mémoire, d’apprentissage, de prise de décision
- réactions comportementales : abus de drogues, d’alcool, de tabac, comportement destructeur
- réactions physiologiques : problèmes de dos, immunité affaiblie, ulcères gastriques, troubles cardiaques, hypertension, problèmes de peau (psoriasis, eczéma), allergies d’origine inconnue, maux de tête
Comment gérer et soigner son stress par des techniques dites « douces »
1 – Par des techniques de développement de la personnalité :
- attitude positive
- meilleure image de soi
- déculpabilisation, …
2 – Par l’alimentation
- les Oméga 3 : ils représentent 45% des lipides du cerveau et influencent le métabolisme des neurotransmetteurs impliqués dans l’humeur, l’émotion.
- le magnésium : il participe à plus de 300 réactions dans notre organisme et exerce une action régulatrice et équilibrante sur le système nerveux. Il aide à moduler la réactivité au stress et à lutter contre la fatigue intellectuelle.
- Le lactium : extrait naturel du lait qui contient un peptide bioactif aux propriétés relaxantes, il réduit la réactivité au stress.
- Les plantes : aubépine, houblon, millepertuis, ont une activité anxiolytique ou antidépressive. Mélisse, matricaire, verveine et tilleuls s’appliquent aux troubles du sommeil.
3 – Par l’ostéopathie
Le traitement ostéopathique va consister principalement à réguler, rééquilibrer le système nerveux végétatif qui est, en grande partie, responsable des troubles apparaissant après un stress.
Il existe trois niveaux de stress sur le plan biologique :
1er niveau :
augmentation d’adrénaline par une stimulation du système sympathique ;
accélération du rythme cardiaque et respiratoire
2ème niveau :
toutes les ressources se regroupent pour lutter contre le stress.
Le cortisol (hormone) va augmenter pour soigner les éventuelles lésions en jouant un rôle anti-inflammatoire
3ème niveau :
le stress devient chronique. Très sollicité, le système nerveux sympathique qui met à disposition l’énergie prend le dessus sur le système parasympathique (système de réserve d’énergie). L’organisme ne supporte plus les modifications biologiques dues au stress et des troubles apparaissent à différents niveaux.
Niveau musculaire :
hyperactivité musculaire entraînant des spasmes, tensions, donc des douleurs dans différentes régions du corps.
Niveau cardiovasculaire :
le système cardiovasculaire augmente la circulation du sang dans les muscles, des troubles apparaissent tels que palpitations, sensations d’oppression…
Niveau digestif :
troubles gastriques, digestion de moins bonne qualité, troubles du transit peuvent apparaître.
Cette rééquilibration peut être abordée par différentes approches :
- Une approche crânio sacrée pour traiter le système nerveux parasympathique.
- Une approche viscérale pour aborder les structures digestives en souffrance.
- Une approche tissulaire et respiratoire via les muscles du diaphragme, pour relâcher les régions costales et dorsolombaires qui souffrent d’un stress.
- Une approche ostéoarticulaire pour réguler l’hyperactivité musculaire, donc, soulager les tensions accumulées.
L’ostéopathe a également pour rôle d’orienter et de conseiller le patient pour qu’il apprenne à mieux gérer le stress, afin d’éviter ces troubles




Stress et ostéopathie!! Oui ca marche vraiment, moi j’ai fait venir en urgence a 1h du mat un ostéo de chez vous juste avant un exam afin de calmer mon stress! exam réussit sans trop de stress! merci milles fois!
Super article merci bcp, je garde votre adresse sous le coude
Merci encore pour votre article
@éric: tu t’es fais traiter régulièrement? Moi je suis une grande stressée et pas seulement pour les exams! dans le cas d’un stress chronique, tu penses que ca peux être aussi efficace?
@emma: Je sais que ostéoservice a des cabinets référents un peu partout dans Paris , en moyenne tous les 2mois je fais ma visite, et ca me fait beaucoup de bien pour mon stress! de toute manière épisode de la nuit pré exam ma bien fait comprendre la nécessité d’y aller en préventif